Un blog pour parler de la politique, d'économie, de social, à partir de l'actualité, de mes lectures, de mes rencontres. Vos commentaires sont les bienvenus
Le nouveau pape affiche un style très différent de celui de
son interlocuteur. Benoit XVI était un intellectuel timide mais aussi un
amoureux de Mozart, du baroque et des grandes liturgies. Avec son humour et sa
simplicité, François plait à beaucoup mais certains commencent à lui reprocher
de désacraliser la fonction. Il a pourtant sur ce point des prédécesseurs
illustres.
Premier pape jésuite, premier pape sud-américain, le
cardinal Bergoglio a pris pour sa nouvelle fonction, pour la première fois
depuis douze siècles, un prénom qui n’avait pas encore été pris. Il s’appellera
donc François, comme le Saint d’Assises, surnommé le « poverollo » à
cause de son choix de la pauvreté.
Une centaine de vieux sages (du moins on le suppose) vont
donc s’enfermer pour choisir l’un d’entre eux et en faire le pape de plus d’un
milliard de catholiques. Le scrutin est parait-il ouvert, mais au-delà du choix
de l’homme, ce qu’il fera de sa mission est sans doute moins écrit qu’on peut
le penser à vouloir plaquer nos étiquettes classiques sur cette élection hors
norme.
Donc Benoit XVI a choisi de démissionner peu de temps avant
d’atteindre l’âge de 86 ans. Ce n’est pas vraiment une surprise, et pourtant, c’est
une première depuis 6 siècles dans l’histoire de la papauté. L’ancien cardinal Ratzinger
a invoqué le fait que « ses forces ne le rendent plus apte à exercer sa
fonction ».
La hiérarchie catholique, depuis le pape jusqu’à la plupart
des prêtres et des responsables de mouvements catholiques, s’oppose massivement au mariage homosexuel.
En se crispant sur les interdits et l’application de règles canoniques, elle
tourne le dos à un message évangélique d’amour et de pardon.
Cette annonce de la naissance de celui que les chrétiens
voient comme le Messie annoncé selon eux par Isaïe, résonne avec les annonces
que nous font les nouveaux parents, empressés de faire partager leur joie. Une
naissance les fait père et mère, celle de Jésus conduira à nous proposer de
devenir enfants de Dieu.
L’argent est au cœur de l’actualité récente : celui
supposé de Jérôme Cahuzac en Suisse. Celui que Gérard Depardieu ne veut plus
payer comme impôt. Celui que les banques ont abandonné pour que Beranrd Tapie devienne patron
de presse. Celui qui va manquer à l’UMP si les dépenses de campagne ne sont pas
remboursées. Est-ce le cœur de notre vie ?
Sous ce titre et en trois tomes, l’auteur de bandes
dessinées David Ratte raconte l’histoire imaginaire de trois des pères de
disciples de Jésus partis récupérer leur progéniture, et qui cheminent ensemble
(ou presque), depuis Capharnaüm jusque Jérusalem. C’est parfois drôle, parfois
triste, bien dessiné, et cela donne à penser : une réussite déjà saluée
par un prix à Angoulême en 2008.
Il y a 50 ans, le 11 octobre 1962 s’ouvrait le concile
Vatican II voulu par Jean XXIII comme un moyen d’aggiornamento (mise à jour) de
l’église catholique. Pour Christine Pedotti, auteur d’un passionnant « la
bataille du Vatican », ce concile connut un combat entre conservateurs et
progressistes, analyse qui n’est pas partagée par tous et qui est probablement
simpliste.
Le successeur de François Chérèque à la tête de la CFDT,
Laurent Berger, originaire de Guérande en Loire atlantique, a été pendant trois
ans secrétaire général de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne. Il vient de la même
région que l’actuel premier ministre, Jean Marc Ayrault, passé lui par le Mouvement
Rural de la Jeunesse Chrétienne.
Les commentaires récents